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Les directives européennes et l’industrie de la chimie
mercredi 24 décembre 2008, par SC

Les directives européennes et l’industrie de la chimie : L’industrie de la chimie est en pleine mutation depuis quelques années puisque les directives européennes deviennent de plus en plus contraignantes et pointues, avec notamment l’interdiction de certains produits trop dangereux pour l’homme ou pour l’environnement. Les laboratoires de Recherche et développement sont sans cesse sollicités pour trouver des solutions techniques de substitution de molécules, sans altérer l’efficacité du produit. La directive détergent 648/2004 restreint l’utilisation de certains tensio-actifs par rapport à leur biodégradabilité insatisfaisante. La directive biocides 2032/2003 vise quant à elle, tous les produits désinfectants, insecticides, etc. en imposant la déclaration et le contrôle des produits mis sur le marché. Et la dernière directive en date est le règlement REACH publié en 2006 et entré en application depuis le 1er juin 2007. REACH signifie EnRegistrement, Evaluation et Autorisation des substances Chimiques. L’objectif principal de ce règlement et l’amélioration du niveau de protection de la santé des utilisateurs et de l’environnement tout en renforçant la compétitivité et l’innovation dans l’union européenne. Concrètement, les producteurs de substances chimiques sont contraints d’enregistrer les molécules qu’ils synthétisent et de procéder à des tests de toxicité et d’écotoxicité. On estime aujourd’hui qu’environ 30 000 substances devraient être soumises à l’enregistrement. Des évaluations approfondies et des procédures d’autorisation de mise sur le marché suivront en fonction des résultats des tests, fort onéreux par ailleurs. Des substances « extrêmement préoccupantes » comme les produits classés CMR (Cancérigène, Mutagène et Reprotoxique) devraient disparaître. D’autre part, d’autres substances qui ne représentent pas un enjeu économique suffisamment important pour les producteurs disparaitront également, contraignant ainsi les laboratoires de recherche et développement à trouver des substituts encore plus biodégradables. Ce projet s’étale tout de même sur 11 ans et permettra aux professionnelles de la chimie de s’orienter vers des produits écologiques.